jeudi 15 décembre 2011

Du complexe de Didou...

Comment ça vous ne connaissez pas Didou ?!

Je t'arrête tout de suite, Didou ce n'est pas un un philosophe, ni un psychologue, ni un artiste...Didou, c'est mieux que ça, Didou c'est les trois à la fois !
 
Didou et sa copine Yoko..

Mais qu'a-t-il de plus que moi ce lapin albinos qui passe son temps dehors ?!

Déjà Didou, il a une super copine qui n'est pas très finaude. Et toute une chacune (comment ça, ça ne se dit pas ?!) sait que la copine un peu nunuche voir pas trop belle (tu noteras que Yoko elle n'a que 5-6 ans mais une sacrée couperose...rapport à son nez...) et bien c'est un faire valoir idéal (ou un occupe-vendeuse-de-sephora-pot-de-colle-oui-je-l'ai-vu-ton-fucking-coffret) !!

Ensuite, Didou il n'est pas frileux, c'est un lapin qui ne craint pas de marcher, courir, grimper (normal pour un lapin...) qui passe son temps sans chaussures ! La fashionista se révolte en lisant ces lignes...Comment peut-on concevoir une survie sans it-shoes ?! Et bien comme Didou, hyper détaché des choses bassement matérielles (oui, Didou c'est le Poutou du cartoon, en version moins le-monde-est-à-chier)...Didou il est free tu vois, zéro contrainte, zéro besoin...

Enfin quand je dis zéro besoin c'est faire abstraction de son besoin irrépressible de ramener sa science dès 8.40 le matin !
Oui, car Didou, il squatte ta télé à 8.40 le matin, soit juste pile poil 3minutes 30 avant de devoir partir au boulot (tu noteras que je suis une f***ing chanceuse et que je bosse à 2minutes du boulot, la minute trente de battement c'est pour déposer mini-moi chez ma wonder nounou) !
Donc Didou, il te fait bien ch*** comme il faut quand t'essaies de convaincre bébé d'amour de mettre ses chaussures et que ses yeux te crient en même temps "mais pousse toi Maman, tu me gênes, jveux voir mon idole" ! Didou il te fait passer pour une mère pénible et freak-control alors que tu es la mère la plus cool du monde entier de la Terre !
Et comble de la mise en boîte mini-moi me fait l'affront (*trop choupi*) de dire "bchour Dihou" (ndlr : bonjour Didou en VF) dès la fin du générique alors qu'au saut du lit tu batailles dix minutes pour avoir un bisou...(*sale gosse*).

Et modeste avec ça...

Et non content de détourner mon fils de son amour infini pour moi, Didou il en rajoute une couche en te filant des complexes artistiques ! Le vilain lapin n'est pas qu'un hippie pieds-nus voleur d'amour : c'est aussi un dieu du dessin !
Quand toi tu redoutes le moment où bébé d'amour saura tenir un crayon correctement car il te surpassera en arts plastiques, le lapinou dégénéré il te dessine au choix un scooter, un dauphin, un yéti, un tigre et autres tapis volants en deux coups de crayons !
Le coup fatal est porté au moment du coloriage ou mini-moi s'extasie par des "waouuuu" et des "boooo" : mouais ça va hein, c'est juste un scooter ! Et rose en plus...pfff, comment qu'il se la pète celui-là !

Voilà, Didou en trois minutes il te met en rogne pour la journée, te vole les derniers bisous de fiston d'amour, te permets d'arriver à la bourre et contrariée au boulot et en plus il te file des complexes...
Qu'on se le dise...je déteste les dessins animés...

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lundi 12 décembre 2011

Dédale n'était pas architecte...

La démonstration est complexe mais édifiante...

Déjà en troisième le logiciel d'orientation hésitait entre wonder woman du management et ermite éleveuse de chèvres dans le Larzac...

Avouez, qui n'a jamais répondu à une conseillère d'orientation dépressive que sa passion c'était le latin et les coccinelles ?! (ndlr : ceci est un exemple et n'engage en rien ma crédibilité intellectuelle...)
Après tout, depuis l'âge de 5 ans vous voulez être "maîtresse/vétérinaire pour chevaux" mais en Angleterre plutôt parce que c'est tellement chouette le prénom Kathleen (découvert lors de votre première immersion en uniforme brit' dans le collège de Aunty) !

Et voilà comment vous vous retrouvez à préparer bac scientifique (option svt, rapport aux coccinelles...) et que votre même conseillère d'orientation neurasthénique revient au galop pour vous demander si votre passion du latin (largement compensée par celle des garçons depuis l'entrée au lycée) vous travaille toujours autant.
Concrètement le latin ne vous sert qu'à bluffer vos nouveaux petits amis, en option sport (ndlr : non, non, point de condescendance lecteur...je faisais partie de la secte !) et qui sont épatés par un simple "sic" dans un article de Cosmo.

Bon, dans le doute, étant donné que vous regardez Titanic en VO et que vous dévorez Harry Potter en anglais pour le résumer à votre cousine, vous vous dîtes qu'une immersion en prépa lettres classiques ne pourra que vous faire du bien...et vous menez à une brillante carrière de doctorante en anglais...
Ma doue beniguet ! s'exclame déjà Mamie stupéfaite....et Oh My God vous répétez-vous en boucle pendant les longuuuues heures passées à disséquer William Shakespeare et autres Keats là où vous souhaitiez être à même d'interviewer les Rolling Stones bourrés un soir d'égarements cocaïnés (ndlr : uniquement les Stones, vous vous êtes trop flippée pour boire plus de deux bolées de cidre dans une même soirée)...

Deux ans, deux longues années plus tard à devoir cohabiter avec des phénomènes paranormaux réincarnés en ersatz d'êtres humains et à vous demander si Nietsche est un compagnon satisfaisant pour vos soirées estudiantines...vous changez de cap !

Direction l'anglais appliqué aux vraies soirées étudiantes : à vous l'école de commerce !! Quand on vous demande pourquoi vous vous tournez vers le marketing vous répondez que vous adorez culture pub et que votre magazine féminin préféré recrute de "jeunes commerciaux motivés" pour développer leurs ventes !

Pendant tout ce temps vos tuteurs vous incitent à monter une asso, une entreprise, un CV et trois sites Internet...et où les autres élèves incitent à vous dé****** (oups, égarement...). Alors oui, vous savez désormais parler anglais tard dans la nuit à des chanteurs bourrés et comment gérer deux cocktails de la mort d'affilée mais Cosmo recrute des auditeurs internes désormais...

Bref, vous voilà huit ans après votre bac spé coccinelle *pause cérébrale : han, je suis vieille* à parler anglais à propos de chiffres dans l'industrie...ou comment les chèvres, les chevaux, les coccinelles et autres latinismes se sont perdus en cours de route...vous ne retiendrez que les cocktails de votre parcours torturé !
Alors oui, vous adorez votre job...Mais une autre carrière est là, toute proche !!

Vous l'avez bien senti, en regardant le troisième volet de Twilight : vous êtes faite pour être scénariste !
Scénariste impliquée : vous êtes un quatrième personnage, dont Jacob (ndlr pour les néophytes en série puritano-juvénile : le loup garou body buildé) tombe éperdument amoureux de vous...Mais vous, vous n'êtes pas juste une nana qui parle anglais même rincée de tequila, vous êtes aussi une sorte de chimère (bah voilà, hop, un peu de mythologie...) Et...Et...Et....
Et pour bien vous imprégner de l'histoire que vous élaborez vous en rêvez la nuit, y songez en voiture et en parlez sur votre blog...
Vous allez tout plaquer, vous n'avez peur de rien et vous êtes sûre que vous pouvez en tirer quinze épisodes de créations nocturnes...

Ou alors vous allez vous contenter de vous souvenir qu'en l'espace de dix ans vous avez voulu être instit, chef de pub, chroniqueuse chez Elle, responsable RH, vétérinaire, sportive de haut niveau, traductrice expatriée, doctoresse, éleveuse de chiens, généticienne et tenancière de crêperie-auberge et que les conseillers d'orientation vous ont toujours dit amen....

Oui, finalement vous avez trouvé votre  fil d'Ariane en dépit de leurs plans machiavéliques...

Dédale n'était pas architecte...c'était un conseiller d'orientation antique !
On ne se méfie jamais assez....
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samedi 10 décembre 2011

De l'hésitation entre l'intello et la dinde...

Soucieuse de ma santé mentale au quotidien, d'où l'apport diversifié en sucres, pour que mon cerveau pète le feu (ndlr : merci de ne pas rebondir sur la plénitude associée de mon postérieur...), je me pose parfois des questions existentielles...

La schizophrénie, aussi rationnellement explicable soit-elle, contribue-t-elle à mon bien-être ? Ou pas ?!

Je m'explique (si, si, je sens que vous attendez de savoir à quel point je suis mûre !!) : dans la vraie vie (ndlr : comprendre en dehors de the Internet) je côtoie plein de gens (la chanceeeee) très différents.
Je dois donc jongler entre différents registres :

Et voilà, chacun dans sa petite case et le monde tournera carré !

Au boulot je dois être crédible et sobre, je suis la chef²...

Avec les amis, je dois être drôle et maladroite, je suis la blonde !

Avec les collègues d'amoureux, je dois être discrète (car c'est lui le chef, pas moi...mais euuuuhhh) mais pleine d'esprit (ndlr : comprendre, éviter les blagues trash, religieuses, politiques...et préférer les jeux de mots du 18ème...)

Avec ma famille je suis l'autoritaire déjantée (les postes d'artiste bohème, d'adolescent rechigneur, de paranoïaque de la persécution et de je m'en foutiste étant déjà pris, il me restait la folie et le domptage...)

Avec ma belle-famille je suis la nana pénible qui a piqué fils chéri et qui ne veut pas faire comme tout le monde, par principe (non, non, non, pas la peine de mettre trois cadenas et deux barres de fer sur un volet, si les cambrioleurs veulent rentrer, ils rentreront, no stress !!!)

Avec amoureux je suis tout mélangé mais en mode lecture aléatoire...à lui de s'adapter (ouf, enfin quelqu'un de pratique !!!)

Nombre d'entre vous me diront que je me complique bien la vie en ne voulant pas assumer publiquement mon caractère de chef maladroite, vulgaire mais drôle...mais bizarrement je tiens davantage à mon équilibre social qu'à ma stabilité mentale...

Alors quoi ? C'est grave docteur ? Est-ce que mon cerveau risque de se scinder en milliers de petites personnalités ?
Est-ce je risque de rester bloquée à vie en mode enfant de coeur modèle après une trop grosse soirée au boulot d'amoureux ? Ou pire, en furie contradictoire après des fêtes de noël trop arrosée avec belle-soeur ?! Suis-je condamnée à commenter ad vitam eternam les Be et autres people ou puis-je encore espérer participer à des débats idéologiques ?!

Peut-on raisonnablement concilier envie de débat politique familial acharné et passion pour la chaussure de pétasse à talons ?! Voilà en quoi résident (pour le moment) mes questions métaphysiques...
Promis, dès que je trouve le milieu de tout cela ou que je me transforme en intello sévère/dindasse superficielle je vous fais signe ! En attendant j'assume, qu'on se le dise !

Le côté positif c'est que je ne me sens jamais seule avec toutes ces nanas qui squattent mon (non)intellect ! ;)
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